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Tour d'horizon des critiques : Ben Platt dans MIDNIGHT AT THE NEVER GET au Menier Chocolate Factory

Le spectacle de style cabaret de Mark Sonnenblick se joue jusqu'au 12 septembre

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Tour d'horizon des critiques : Ben Platt dans MIDNIGHT AT THE NEVER GET au Menier Chocolate Factory

1965, New York. La romance entre Trevor Copeland et Arthur Brightman est illégale. Dans leur numéro de cabaret secret, « Midnight », ils interprètent des chansons d'amour en acte de défi face à un monde qui exige qu'ils restent cachés. Alors que les tensions montent au début d'un mouvement historique, Trevor et Arthur sont déchirés entre leur liaison discrète et la tempête de révolution sociale qui approche.

Que pensent les critiques ?

Midnight at the Never Get est joué au Menier Chocolate Factory jusqu'au 12 septembre

Crédit photo : Johan Persson

Clementine Scott, BroadwayWorld : Le style métathéâtral de Midnight semble parfait pour quelqu’un comme Platt, qui est peut-être exceptionnellement talentueux et la voix la plus mémorable de sa génération dans le théâtre musical, mais possède une voix distinctive, vibrato prononcé, pouvant diviser les opinions. C’est un spectacle où il peut jouer une sorte de caricature d’un interprète ésotérique bien connu, tout en exploitant le riche potentiel émotionnel de sa voix et son sens naturel du comique dans les chansons de Mark Sonnenblick.

Nick Curtis, The Standard : Une thèse fascinante, bien que pas entièrement nouvelle, est exprimée ici : la culture gay devait être voilée sous le camp ou une ironie consciente de soi, et l’extravagance était moins choquante que la sincérité. Encore plus intéressant est le suggéré sacrifice de la vie émotionnelle d’Arthur, lié à son engagement artistique, qui le pousse à trahir Trevor. Je me demande avec quel personnage Sonnenblick, qui a écrit la musique ainsi que le livret et les paroles pleins d’esprit, éprouve le plus de sympathie ?

Theo Bosanquet, WhatsOnStage : C’est avant tout une vitrine superbe pour les talents musicaux de Platt, ce falsetto tremblant, si familier de Dear Evan Hansen, largement exploité dans des chansons qui manquent peut-être d’un tube accrocheur mais racontent assurément l’histoire avec style. Il montre aussi sa maîtrise de la fantaisie et de la comédie, notamment dans le numéro « Boy in Blue », sur une romance avec un policier (« Je n’oublierai pas son numéro, c’est le 911 »), jouant sur le fait que l’homosexualité était alors illégale. À un moment, le (excellent) groupe est brièvement dévoilé sur la scène latérale tandis que les deux dansent avec grâce autour du public, la chorégraphie de Lynne Page rappelant l’âge d’or d’Astaire et Kelly.

Tom Wicker, TimeOut : Alors que le spectacle laisse de plus en plus entendre que nous assistons à une revue qui ne se déroulerait pas nécessairement sur le plan corporel, sa métathéâtralité et son intelligence à briser le quatrième mur gênent parfois sa propre efficacité. Le cadre complexe risque de détourner l’attention de la force âprement douce-amère de son histoire centrale. Heureusement, Cromer ne perd jamais cela de vue, maintenant l’intimité, le doute de soi et le regret au centre tandis que Trevor erre parmi nous. C’est aussi glissant, compliqué et romantique qu’un souvenir douloureux.

Kate Wyver, The Guardian : À mesure que l’obscurité s’infiltre dans l’histoire, nous commençons à comprendre les lacunes de temps et de mémoire de notre narrateur. Le metteur en scène David Cromer (The Fear of 13) conserve l’intimité du spectacle en le gardant simple, avec un petit tour de magie – qu’il vaut mieux garder secret – qui noue les derniers fils de l’histoire, même si le coup au cœur aurait été d’autant plus fort avec une version plus épurée. Midnight at the Never Get considère la musique comme à la fois source de peine et de guérison. L’œil fixé sur qui pourrait entrer par la porte, il révèle ce que l’amour vous laisse quand tout le reste est perdu : des chansons à chanter à pleine voix en mémoire de celui que vous étiez.

Holly O'Mahony, The Stage : Au cœur de cette production se trouve un spectacle magnifiquement intime – qui capture le sentiment de trouver un amour qui ressemble à votre moitié manquante, avant de verser la misère liée à sa perte. Mais la mise en scène de Cromer nous perd souvent aussi, à mesure que la chronologie de l’histoire saute. Les révélations importantes sont émotionnellement atténuées, ce qui pourrait faire partie de l’acte de Trevor, mais cela prive ces moments de la grandeur que le théâtre musical leur accorderait d’habitude. Cela nécessite un certain polissage.

Olivia Garrett, Radio Times : Parlons de Ben Platt. Je pense qu’on peut dire que grâce à lui, une sorte de magie plane sur ce spectacle. Sa performance est aussi charmante qu’attachante, poignante et brute. Il suspend habilement l’histoire devant le public et le guide vers son apogée, pour que nous réalisions qu’il n’en a jamais eu le contrôle. Sa voix est envoûtante et parfaitement adaptée au style vibrato typique des chanteurs des années 60, et le caractère ensorcelant du rôle vient du fait que cela paraît totalement réel.


Note moyenne : 77,1%



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