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Critique : MARIE & ROSETTA, @sohoplace

La comédie musicale inspirée par la musique de Sister Rosetta Tharpe fait ses débuts dans le West End

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Critique : MARIE & ROSETTA, @sohoplace

4 étoilesSon nom n'est peut-être pas largement connu aujourd'hui, mais l'héritage de la pionnière du rock 'n' roll Sister Rosetta Tharpe est ressenti à travers les décennies comme la pierre angulaire de la musique d'Elvis Presley, Little Richard, Chuck Berry et bien d'autres encore. Ainsi, la pièce de George Brant sur sa relation avec la chanteuse gospel Marie Knight, qui fait maintenant ses débuts dans le West End, retrace non seulement la vie d'une femme, mais aussi la naissance d'un tout nouveau genre musical.

Marie & Rosetta est, en partie, une pièce d'idées se faisant passer pour une comédie musicale à succès. Dans les coulisses, alors que le duo se prépare à ouvrir leur première tournée ensemble, la foi de la jeune Marie de 23 ans dans les "trucs d'église haute" (il y a une croix lumineuse au-dessus des loges pendant la majeure partie du spectacle) se heurte à la musicienne expérimentée Rosetta, son esprit rebelle et sa dévotion à la scène des clubs de Chicago. Le conflit entre la tradition et l'innovation musicale se retrouve dans les chansons, et ces personnages sont au sommet de leur intérêt lorsqu'ils débattent d'un changement de paroles ou d'un mouvement des hanches.

Au cœur de ce concept se trouve bien sûr la chimie entre les deux actrices, alors qu'elles développent un lien doucement homoérotique. Beverley Knight incarne Sister Rosetta avec un sens de la confiance en soi décontractée, sachant d'une certaine manière des choses sur Marie qu'elle-même ignore encore. La nouvelle venue Ntombizodwa Ndlovu, quant à elle, incarne la naïveté et le charme neurautique de Marie, tout en lui permettant de gagner en confiance en elle en embrassant à la fois la musique de Rosetta et ses attitudes.

Ntombizodwa Ndlovu et Beverley Knight dans Marie & Rosetta. Crédit photo : Johan Persson

Tout aussi crucial est le décor de Lily Arnold – la représentation à @sohoplace marque la première fois que ce spectacle, qui a été en tournée à Kingston, Chichester et Wolverhampton, est mis en scène en amphithéâtre. C'est la mise en scène idéale pour ce spectacle et ce décor, en raison du sens de l'intimité qu'il crée avec les acteurs, ainsi qu'avec le groupe sur scène dans les allées (Tharpe a été une pionnière de l'utilisation de la guitare électrique dans la musique populaire). Selon le point du script, l'utilisation ingénieuse des niveaux par Arnold peut se transformer en loge, en club de jazz enfumé, en église gospel où le public est la congrégation.

Et quand les chansons arrivent – ce qui est plus tard dans le spectacle que ce à quoi vous pourriez vous attendre – elles débutent comme des bribes d'a cappella, avant de se développer progressivement en une expérimentation en salle de répétition, pour aboutir enfin à une première éblouissante où le public applaudit en rythme. Knight et Ndlovu sont sans effort, leurs voix claires et articulées étant un baromètre émotionnel instantané pour leurs personnages tout au long de la pièce.

Étant donné qu'elle est limitée à un seul cadre et à un seul moment dans le temps, Marie & Rosetta s'essouffle parfois inévitablement. Une grande partie des dialogues qui s'écartent de la loge semblent maladroits, y compris malheureusement le récit de Rosetta sur le racisme et la ségrégation dans le sud des États-Unis, une référence historique maladroite plutôt qu'une anecdote personnelle émotive. Le récit de l'échec du mariage de Marie est interprété de manière émotive, mais manque de la spécificité des conflits intellectuels et musicaux des femmes.

Pourtant, c'est un chapitre alléchant de l'histoire de la musique, et il y a un choix ferme ici de se concentrer sur l'héritage créatif de Marie et Rosetta plutôt que sur les tragédies qui les ont frappées plus tard dans la vie (qui ne sont mentionnées que brièvement vers la fin). Ce n'est pas seulement une opportunité d'entendre des chansons qui ont disparu du répertoire, mais une élégante plongée dans les coulisses de leur création.

Marie & Rosetta est à l'affiche de @sohoplace jusqu'au 11 avril

Crédits photo : Johan Persson



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