BWW a rencontré la réalisatrice et auteure Katie Kunkel ainsi que Tom Quackenbush pour discuter de la présentation de The Body I Left in Susquehanna National Forest au Festival Fringe d’Édimbourg 2026.
Parlez-nous un peu de The Body I Left in Susquehanna National Forest.
Imaginez une comédie romantique qui commence après le « ils vécurent heureux ». Claire et Patrick viennent de se marier et partent en lune de miel aux chutes du Niagara lorsqu’ils percutent accidentellement une femme avec leur voiture, la tuant. Ce qui suit est un déroulement sombrement comique d’un mariage, interrogeant jusqu’où nous sommes prêts à nous sacrifier pour préserver la vie que nous pensions vouloir.
Qu’est-ce qui vous a inspiré pour l’écriture ?
Nous voulions prendre une relation ordinaire et la pousser à son point de rupture absolu. Lorsqu’on introduit un corps mort dans l’équation, chaque dispute prend soudain un poids énorme tout en devenant étrangement drôle. Cet équilibre entre la farce et de véritables enjeux émotionnels a offert à Tom le décor parfait pour le voyage morbide de Claire vers la libération de la vie qu’elle pensait vouloir. – Katie Kunkel, réalisatrice
Chaque fois que j’écris quelque chose, j’essaie de commencer par une relation. Pour TBIL, je voulais saisir un couple qui, bien que imparfait, s’est trouvé de façon réaliste et a fait de petits compromis en chemin. Je voulais prendre ce couple et me demander : « Que se passe-t-il lorsque ces petits compromis deviennent insupportables quand les enjeux deviennent trop élevés ? ». De plus, j’étais intrigué par le concept de savoir ce que l’on devrait faire moralement, et ce que l’on veut faire pour se protéger soi-même et ses proches. J’ai aussi été inspiré par le film Swiss Army Man et la série Yellowjackets, spécialement par la façon dont ils font douter le public de ce qui est un élément surnaturel ou ce qui est simplement dans la tête de notre protagoniste. Je voulais que le public se demande avec notre protagoniste : est-ce que cela arrive vraiment ? – Tom Quackenbush, auteur
Quel est l’intérêt de trouver de l’humour dans des sujets inconfortables ?
L’humour nous donne la permission d’aborder des sujets que nous éviterions autrement. On peut rire de l’absurdité d’une situation puis, presque sans s’en rendre compte, se retrouver confronté à quelque chose d’honnête ou d’inconfortable. Dans The Body..., Claire et Pat vivent la pire journée imaginable, mais leurs disputes restent étrangement familières. La comédie crée l’espace pour que l’on se reconnaisse en eux avant que le poids émotionnel ne s’installe vraiment.
Qui aimeriez-vous voir venir voir la pièce ?
Honnêtement, tout le monde. Au cœur, la pièce parle des relations, de l’identité, et de ce qui arrive quand la vie que l’on a construite cesse soudainement d’avoir un sens. Que vous ayez été en couple, marié ou simplement ressenti la pression de devenir la personne que vous pensiez devoir être, il y a ici matière à s’identifier. Et puis, qui ne peut pas apprécier de voir deux jeunes mariés vivre la pire journée de leur vie ?
Que souhaitez-vous que le public retienne de la pièce ?
Nous espérons que le public parte en riant, un peu déstabilisé, et se demande où il a compromis avec lui-même sans même s’en rendre compte. Nous voulons que les gens réfléchissent à la pression du couple, aux rôles dans lesquels on tombe, et au prix à payer quand on perd de vue qui l’on est en chemin.
The Body I Left in Susquehanna National Forest est au Fringe d’Édimbourg à theSpace @ Niddry Street du 7 au 22 août (sauf le 16) à 21h15. Informations billetterie ici : https://www.edfringe.com/tickets/whats-on/the-body-i-left-in-susquehanna-national-forest
Crédit : Audrey Vaver
Contenu sponsorisé