La distribution de The Banality of Evil : Hannah Arendt, France, 1940 a été annoncée. Cette nouvelle pièce écrite et mise en scène par Julia Pascal dévoile un chapitre méconnu de l'histoire à travers les expériences vécues de trois femmes extraordinaires. Les représentations auront lieu du mercredi 7 octobre au samedi 7 novembre 2026 au Arcola Theatre.
En 1940, avant de devenir mondialement connue pour avoir forgé l'expression « la banalité du mal », Hannah Arendt, une réfugiée juive allemande de 33 ans, est arrêtée en France comme une « indésirable ». Située au camp de Gurs, le plus grand camp d'internement français près de la frontière espagnole, la pièce de Pascal suit Arendt, l'artiste pionnière Charlotte Salomon et l'adolescente communiste Eva Daube depuis leur arrestation jusqu'à leur évasion. S'appuyant sur des témoignages, des recherches d'archives et les propres interviews d'Arendt, elle révèle l'histoire peu connue des milliers de réfugiés fuyant Hitler internés par l'État français. Alors que les forces allemandes avancent après l'Armistice, les trois femmes doivent choisir entre endurer ou résister.
Alliant cabaret, théâtre physique, satire et théâtralité brechtienne avec une recherche historique minutieuse et des témoignages familiaux personnels, Pascal construit une méditation poignante sur l'identité, le déplacement et la survie.
La distribution est menée par l'actrice et humoriste acclamée Mai Weisz (Two Palestinians Go Dogging, Royal Court Theatre) dans le rôle d'Hannah Arendt, aux côtés d'Anna Eckhard (Mamma Mia!, Habima Theatre) en Charlotte Salomon et d'Ariella Barnett (Habanera After Dark, Courtyard Theatre) en Eva Daube. Pat Dynowska (Masters of the Air, Apple TV) joue Trude, tandis que la performeuse récompensée Helen Goldwyn (Fiddler on the Roof, Regent's Park Open Air Theatre) incarne Agathe. Anja Fahlenkamp rejoint la compagnie en tant que compositrice et arrangeuse musicale/ensemble.
En redonnant voix aux histoires négligées des femmes prises dans la mécanique du fascisme, plus de quatre-vingts ans après les événements de la pièce, The Banality of Evil invite le public à réfléchir sur la manière dont les préjugés peuvent devenir des politiques, comment la bureaucratie peut normaliser l'exclusion, et pourquoi ces histoires restent essentielles à se remémorer.
Au cours de la série de représentations, des hommages seront rendus à l'anniversaire du meurtre de Charlotte Salomon le 10 octobre, ainsi qu'au centième anniversaire de la naissance d'Hannah Arendt, le 14 octobre.
En mai 1940, trois femmes juives allemandes sont arrêtées en France : Hannah Arendt, qui deviendra l'une des théoriciennes politiques les plus influentes du XXe siècle, l'artiste Charlotte Salomon et l'écolière communiste Eva Daube.
Marquées comme « Indésirables » et transférées au camp de Gurs, elles se retrouvent parmi des milliers de prisonniers détenus par l'État qui leur avait autrefois promis refuge. Alors que les forces allemandes progressent, chacune doit affronter un choix impossible : rester et espérer la libération, ou risquer sa vie pour s'échapper vers un avenir dangereux et inconnu.
Mêlant satire, théâtre physique et cabaret, The Banality of Evil s'appuie sur des recherches d'archives et des témoignages pour révéler des histoires oubliées de femmes prises entre exil, emprisonnement et survie. Au cœur de la pièce se trouve un moment crucial de la vie de Hannah Arendt, 33 ans, qui éclairera plus tard son écriture sur le pouvoir et les droits humains.