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split/decision présente la Première Mondiale de Safe House de L.B. Browne, mise en scène par Benjamin Viertel au Theatre Row.
Safe House est un drame familial se déroulant dans les jours précédant une élection présidentielle américaine. Convaincu qu'une seconde guerre civile américaine est imminente, Rock, un père secrètement atteint d'une maladie neurodégénérative héréditaire en phase terminale, devient obsédé par le besoin de protéger sa famille. Dans le sous-sol de sa maison en banlieue de Pennsylvanie, transformé, poutre par poutre, en bunker anti-apocalypse, il a construit ce qu'il croit être le dernier refuge sûr sur terre.
Mais lorsque sa fille adolescente éloignée revient enceinte, les tensions qui couvaient depuis longtemps sous la surface du foyer éclatent, et l'obsession du père pour la sécurité se transforme en autre chose. Ce qui suit est une confrontation avec la peur et les conséquences de la confusion entre amour et contrôle. Découvrez ce que disent les critiques...
Ross, Front Mezz Junkies : Ce qui rend Safe House particulièrement captivant, c’est la distinction qu’il établit entre protection et contrôle. Rock pense protéger sa famille d’un monde dangereux, mais chaque mesure qu’il prend pour assurer cette protection lui donne davantage de contrôle sur les personnes qui vivent à l’intérieur. Sa peur est devenue une architecture. Sa politique, sa maladie, sa relation avec son père et sa détermination à maintenir le danger à l’extérieur nourrissent toutes la même impulsion : construire des murs et décider qui peut les franchir. La pièce n’offre pas de réponse simple à ce que la peur fait à une famille lorsqu’elle se mêle à l’amour, à la loyauté, à l’histoire et au besoin de protéger tout le monde.
Mack Muldofsky, Stage Buddy : Safe House fonctionne aussi bien en tant que drame sur les excès d’une politique réactionnaire. Mais la pièce de L.B. Browne opère aussi dans un domaine plus profond, plus nuancé, invisible : celui des griefs, compromis et rancunes larvés depuis des décennies qui sous-tendent les familles nucléaires, et comment, lorsque ces sentiments enfouis éclatent en violence physique, ils peuvent paraître à la fois incroyablement choquants et complètement inévitables. Personne ne peut vous blesser comme vos proches, que vous viviez à deux mètres sous terre ou non.
Jon Sobel, Blogcritics : Marc Kudisch livre une performance bouleversante et intense dans le rôle de Rock, un théoricien du complot d’extrême droite convaincu qu’une élection présidentielle imminente déclenchera une seconde guerre civile. La toujours excellente Karen Ziemba est sa femme permissive Slipper (Rock et Slipper – des noms qui en disent long !), un archétype de cette créature familière qui accompagne les comportements de plus en plus extravagants pour préserver sa famille (généralement la sienne).
Suzanna Bowling, Times Square Chronicles : La mise en scène de Viertel, cependant, aggrave les problèmes de la pièce plus qu’elle ne les clarifie. C’est un petit théâtre, pourtant la production ne parvient pas toujours à atteindre le fond de la salle. Plus important encore, la mise en scène devrait nous aider à naviguer entre les nombreuses idées concurrentes de Browne, en distinguant l’essentiel de l’accessoire. Au lieu de cela, trop d’éléments ont la même importance dramatique, laissant le public devoir trier un récit déjà surchargé.

Note moyenne : 70,0%